Accueil Havre Rouge Havre Rouge: Mai 2008
Havre Rouge: Mai 2008 Imprimer Email
Publié par Jeudi, 01 Mai 2008 00:00
Au sommaire:
  • Mobilisation: Au Havre comme partout, c'est parti !
  • Mobilisation pour les droits des sans-papiers.
  • 17 mai: Fête de la LCR.
  • Rufenacht... toujours plus loin !
  • Rencontre entre la LCR et les Communistes unitaires havrais
  • Verreries de Graville: Etendre et développer la solidarité avec les licenciés.
  • Renault: Arrêt de production à Sandouville : une situation qui hélas perdure.

Education, retraite, santé: défendre nos acquis sociaux... Tous ensemble !

Elargir la résistance à Sarkozy !

 

Au Havre comme partout, c’est parti !

A peine la séquence des élections municipales refermée, la section havraise de la LCR organisait une réunion pour présenter la démarche de création d’un nouveau parti anticapitaliste.

Près de 35 personnes étaient au rendez vous fin mars, pour écouter nos propositions et nos projets. Les questions et les interventions ont tourné autour de la nécessité de reconstruire une « vraie » gauche face à Sarkozy et à la crise des partis traditionnels de la gauche (PS et PC) mais aussi de se battre pour une autre société…

Certains trouvant la démarche de « processus constituant » intéressante, mais émettant des doutes quant à la volonté de la ligue de ne pas simplement « relooker » la LCR actuelle.

Nous le redisons ici, la construction d’un nouveau parti anticapitaliste passe par la garantie démocratique que l’ensemble de ce projet doit être discuté ensemble, sur la base d’un socle commun qui s’appuie sur la redistribution des richesses, la lutte pour le socialisme, le combat antiraciste, féministe, écologique… Bref, un outil utile aux luttes et à toutes celles et ceux qui refusent de penser qu’il n’y a pas d’autre horizon que le capitalisme et qui considèrent comme beaucoup, qu’il est encore possible et urgent de changer cette société !


Mobilisation pour les droits des sans-papiers

Environ 15 000 personnes ont manifesté le samedi 5 avril à Paris à l'appel du collectif Unies contre l'immigration jetable. Des nombreux cortèges de réseaux éducation sans frontières de toutes la France, des collectifs de sans papiers, des associations, syndicats, organisations politiques ont défilépour réclamer la régularisation des sans-papiers. Une quarantaine de militants du Havre avaient fait le déplacement. Au moment où les travailleurs sans papiers se mettent en grève pour réclamer leur régularisation, il est plus que jamais urgent de se mobiliser pour réclamer la régularisation de tous les sans papiers et l'égalité des droits entre français et étrangers !


fete de la lcr mai santé protection socialmai 68 nouveau parti anticapitaliste

Rufenacht... toujours plus loin !

Conforté par sa nette victoire au second tour des municipales, le maire a fait part dès le lendemain de sa réélection de sa volonté de poursuivre sa politique du pire..

Pire pour la sécurité, avec l’installation supplémentaire de caméras de vidéosurveillance et l’augmentation des parcmètres vers Graville notamment…

La LCR havraise continue de dénoncer l’extension de ces deux mesures : l’une sécuritaire et coûteuse, l’autre qui consiste à davantage faire les poches des habitants sans proposer d’alternatives écologiques au « tout voiture »en développant les transport en commun gratuits et non polluants, par exemple...


Rencontre entre la LCR et les Communistes unitaires havrais

La section havraise de la LCR a répondu présente à l’invitation des « Communistes unitaires du Havre » le 4 avril dernier. Les deux délégations représentées par 6 camarades chacune.

Le but de cette rencontre était de faire le point sur les accords entre nos deux courants, de la nécessaire riposte à la politique de la droite au débat sur la recomposition de la gauche anticapitaliste, la discussion a été franche et fraternelle.

Au-delà des nombreuses orientations qui nous rassemblent sur l’analyse des réformes du gouvernement Fillon- Sarkozy, la discussion a tourné autour de ce qu’il était possible de faire ensemble au lendemain des élections municipales, dans une ville où la droite a remporté une victoire confortable face à la gauche unie autour de Daniel Paul.

La LCR a rappelé le caractère national de cette élection, vécue par de nombreux électeurs de gauche comme un vote sanction contre Sarkozy, et l’importance qu’il y avait eu à faire le lien entre les attaques du gouvernement et leur relais local sous l’égide de l’équipe municipale emmenée par Rufenacht.

Nos camarades ne partagent pas entièrement cette analyse et pensent qu’il est nécessaire de déconnecter le cadre national de la vie politique locale. En ce sens, ils nous ont interpellés sur la nécessité de répondre pied à pied aux futures mesures prises par la municipalité tout en interpellant les élus de gauche sur ceux qu’ils comptaient faire du vote des milieux populaires.

Nous avons rappelé l’importance qu’il y a avait a faire le lien entre les résistances au libéralisme qu’il soit local ou national, et que pour nous, la mobilisation contre une santé à deux vitesses passe par exemple par la défense de l’Hôpital public, comme c’est le cas sur l’agglomération havraise avec le collectif de défense de l’hôpital.

Au-delà de ces divergences nous restons évidemment disponibles pour débattre et proposer un cadre unitaire de mobilisation à toute la gauche dès qu’il s’agira résister à la droite de Rufenacht et Sarkozy.


Verreries de Graville

Etendre et développer la solidarité avec les licenciés pour gagner leur réintégration !

Pour rappel, en novembre 2007, les salariés de cette entreprise se sont mis en grève et ont obtenu, suite à ce conflit long de 15 jours des augmentations moyennes mensuelles de 50 euros.

Moins de 2 mois après la reprise du travail, le patronat revanchard de la verrerie décidait de licencier 7 otages choisit parmi les grévistes, dont 2 élus du personnel et cela pendant la période des fêtes de fin d’année.

De nombreux rassemblements se sont tenus devant, à l‘intérieur de l’usine et à chaque audience du tribunal des prud’hommes saisit en référé pour exiger l’annulation des licenciements et la réintégration des grévistes.

Le délibéré du jugement de départage du tribunal des prud’hommes siégeant en référé, renvoie les verriers a une autre procédure sur le fond de l’affaire, l’audience de conciliation se tiendra le 20 mai. Pour sa part, la cgt fait appel de la décision du référer de justice il y a donc actuellement deux procédures en cours.

Dans ce conflit, c‘est tout simplement le droit de revendiquer, de se mettre en grève qui est visé, dans un contexte national ou le gouvernement de Sarkozy tente de criminaliser les actions collectives et réduire le droit de gréve en imposant un service minimum.

Toutes et tous aux cotés des verriers qui luttent !

Depuis le15 avril les 5 licenciés sont présents, chaque jours de 12h00 à 13h30 devant la porte de l’entreprise, chaque jeudi à cet horaire se tiendra un rassemblement de soutien qui doit être le plus large, unitaire et massif possible. Jeudi 17 avril un premier rassemblement a eu lieu en présence des médias qui ont bien couvert cette action.

Dernière nouvelle l’inspection du travail vient de refuser l’autorisation de licencier les 2 élus du personnel, c‘est une première victoire qui doit nous inciter à poursuivre et amplifier notre solidarité pour gagner la réintégration des grévistes.


RENAULT :

Arrêt de production à Sandouville : une situation qui hélas perdure.

Une nouvelle semaine d’arrêt de la production de la Laguna, en avril, fait encore largement échos dans les médias, qui ne tarissent pas d’inquiétude, sur le devenir du site. En cause la mévente de la Laguna 3, sensé incarné la reconquête commerciale de Renault. Et qui devait donné un souffle à l’usine qui a attendu le lancement du véhicule dans des conditions très difficiles ; et dont les deux autres véhicules Velsatis et Espace seront prochainement en fin de vie.

Or cinq mois environ après le lancement, la direction décide de freiner la production en février, ainsi qu’en mars, et de supprimer l’équipe de nuit pour réduire le stock qui commence à s’accumuler.

En cause, le bonus malus écologique qui inciterait les particuliers à se rabattre sur les plus petits modèles de la gamme, et sur le retard prie sur les ventes aux flottes d’entreprises qui serait en passe d’être rattrapé. Jacques Chauvet se veut par ailleurs rassurant en déclarant que « Laguna progresse moins vite que prévu, mais s’installe à la tète de sont segment et arrivera à terme au niveau attendu ». En effet, le modèle d’entrée du haut de gamme de Renault tient ses engagements en fiabilité et qualité selon le plan 2009.

Dans ces conditions, y a-t-il une inquiétude à avoir quand au devenir du site ? Quand on se rappel des mots de Carlos Gohn en février 2006 après le lancement de contrat 2009 : « Si la première voiture que l’on essaie de faire revivre à Sandouville ne marche pas,cela aura des conséquences pour ce site » il y a peut être de quoi !

Le même Carlos Gohn qui au salon de Genève se voulait plus nuancé : « je suis confiant, c’est un bon produit. Il faut résister à la tentation de faire du volume à court terme. Et juger sur ses différentes versions et sur cinq ou six ans ». Peut on considérer qu’il restera avec le même état d’esprit, quand il devra rendre des comptes à son conseil d’administration et à ses actionnaires. Et Patrick Pélata de renchérir toujours au salon de Genève : « L’avenir du site passe par la Laguna, il faut qu’elle soit un succès. Mais l’usine peut vivre avec deux équipes. Si nous produisons entre 120 000 et 130 000 véhicules sur l’année ça va. En dessous c’est plus difficile… ».

Une chose est sure, c’est que miser l’avenir d’un site industriel de 4000 personnes, sur un seul et unique véhicule est quelque peut inconscient. Renault doit avoir la volonté d’affecter d’autres fabrications sur le site.

Mais du point de vue des logiques capitalistes tout cela à l’air plutôt viable, les objectifs de la marge opérationnelle se tiennent mieux que prévu, malgré la baisse des ventes en France. La santé financière du groupe est plus que jamais au beau fixe.

Pourtant, cela n’empêche pas d’accroître la pression mise sur les salariés, pour l’atteinte des résultats et les nouvelles organisations de la flexibilité qui se mettent en place sur les sites du groupe en particulier à Sandouville.

Car on pousse les logiques productivistes jusqu’à l’incohérence pour les aspects humains. On n’hésite pas à imposer des heures supplémentaires, grâce à un accord signé avec les partenaires sociaux de la direction, tout en sachant que la semaine suivante sera chômé. Le mot d’ordre actuellement est de rentabiliser au maximum les installations. Produire à 150% des capacités quand l’usine est ouverte, et tout fermé, économisant ainsi l’énergie, dès qu’il y a une baisse de production.

La productivité n’est pas en reste, pour que Renault puisse maximiser son profit. Il faut supprimer des postes pour rester rentable au dépend des conditions de travail, avec à la clef toujours le chantage à l’affectation de nouveaux organes, qui risqueraient de partir pour les pays low cost. Un comble, quand on voit que même en Roumanie pendant le conflit des salariés de Dacia à Pitesti, l’argument de la direction pour essayer d’endiguer le conflit, était celui du spectre de la délocalisation. On peut se demander finalement jusqu’ou ils pourraient aller pour délocaliser, car il est clair que la terra formation prendra un certain temps sur Mars.

 
 

Mobilisation !

Dans Rouge:


Dans Inprecor: