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Au sommaire: - Etudiants, lycéens, salariés tous ensemble pour Battre Sarko tant qu’il est chaud !
- Bloquer les universités... Pour protéger la grève.
- S’organiser sur les lycées aussi.
- Qui sommes-nous ?
- Référendum : Eclosion de démocrates à l’automne...
- ...Et bourgeonnement de matraques en hiver !!
Etudiant, lycéens, salariés: Tous ensemble pour Battre sarko tant qu'il est chaud !Sarkozy a décidé de passer en force sur tous les sujets en même temps. Il vise deux objectifs à la fois : - Casser toutes les formes d’organisation et de contestation qui pourraient résister à sa politique.
- Appliquer la loi des grands patrons qui accaparent les richesses produites dans le pays et qui ne savent plus ou les placer pour les faire fructifier.
Illustrations : Les actionnaires ne savent pas quoi faire de leur fric ? le gouvernement détruit l’hôpital public (550 suppressions d’emplois au Havre) et finance les cliniques privées (Eure – Dollemard). Son bilan ? Ceux qui peuvent payer seront soignés... Les actionnaires ne savent pas quoi faire de leur fric ? Le gouvernement privatise les universités (loi LRU). Son bilan ? Ceux qui peuvent payer feront des études... Les actionnaires ne savent pas quoi faire de leur fric ? Le gouvernement casse la sécurité sociale et les retraites (basées sur la solidarité) pour les offrir aux assureurs et aux fonds de pensions. Son bilan ? Ceux qui s’augmentent tous seuls de 200% pourront avoir une retraite...  Bloquer les universités... pour protéger la grève.Alors que certains profs (minoritaires) font pressions sur leurs étudiants pour qu’il ne fassent pas grève, le blocage, décidé démocratiquement dans des AG ou tous le monde peut s’exprimer et voter permet de protéger le mouvement et de faire respecter le droit de grève. S’organiser sur les lycées aussi :Les conséquences de la LRU, c’est nous les lycéens qui allons les subir plus encore que les étudiants actuels. Il est donc tout à fait légitime de faire entendre notre voix. Pour cela, il faut s’organiser. Il faut se réunir en assemblée générale devant ou dans le lycée avec tous ceux qui se sentent concernés, afin de discuter de nos revendications, et de la manière dont on gère la grève sur le lycée, élire des représentants qui pourront coordonner l’action à l’échelle de la ville. Rien n’est joué : ensemble, on peut gagner !
Qui sommes-nous ? Nous luttons pour une société débarrassée de toute exploitation et aliénation, pour une société socialiste, autogérée, démocratique et pluraliste. Notre but, c’est l’assurance pour chacun d’épanouir sa personnalité, l’élaboration d’un avenir collectif, l’impossibilité pour une minorité de soumettre la société à ses intérêts égoïstes. Tout cela n’a rien à voir avec le stalinisme qui s’est effondré à l’Est. Nous sommes révolutionnaires parce que cette société ne peut naître que d’une rupture radicale avec l’ordre existant. Parce que nous n’avons rien à attendre d’un système générateur de millions de chômeurs, de précaires et de mal-logés dans les pays riches, et de centaines de millions d’affamés dans le sud, d’un système qui menace de détruire la planète ellemême. Enfin, parce que tous ceux qui ont prétendu le réformer ont échoué, alors que la crise s’est aggravée, que le racisme augmente... Nous sommes partie prenante de toutes les luttes contre le chauvinisme et le racisme, le fascisme, l’impérialisme, contre les préjugés religieux, l’oppression spécifique des femmes, le machisme, contre l’homophobie et toute vision normative de la sexualité. Nous sommes internationalistes parce que nous sommes solidaires des peuples du tiers-monde, que nous luttons pour de nouveaux rapports entre les peuples. Parce que nous ne reconnaissons pas le droit aux grandes puissances de régler le sort des pays pauvres, parce que nous combattons le militarisme des puissants mais que nous défendons le droit des faibles à se libérer, si nécessaire, les armes à la main. Enfin, nous pensons que pour gagner, il faut lutter dans l’unité, s’organiser démocratiquement, et ne compter que sur ses propres forces.
Référendum : Eclosion de démocrates à l’automne...La droite universitaire fait pression pour obtenir des référendum au nom de la démocratie. Surprenante préoccupation de leur part... Ont-ils déjà exigé des référendum pour demander ne serait-ce que l’avis des étudiants sur les réformes qui organisent la privatisation de l’enseignement ? Sur la suppression de 200 logements en cité U ? Plus récemment, le « démocrate » Sarkozy vient de lancer la procédure de ratification par le parlement du traité européen qui a été rejeté par référendum. Leur démocratie, c’est « cause toujours ». Au contraire la démocratie leur fait peur. C’est de ne plus pouvoir faire pression sur leurs étudiants pour qu’ils ne fassent pas grève qui les dérange. Dans ce contexte, l’assemblée générale est le lieu où s’exerce la démocratie même si elle n’est pas parfaite. Tout le monde peut s’y exprimer prendre connaissance des différents points de vue et voter selon sa conscience. Certains étudiants s’opposent au blocage en AG, c’est leur droit. Ils sont actuellement largement minoritaires, c’est un fait. La droite espère faire voter au référendum le maximum d’étudiants qui n’auront pas participé aux débats. Certains profs ont préparé le terrain en annonçant publiquement qu’ils feraient des partiels sur des cours qui n’auront pas eu lieu. Dans ces conditions, on comprends aisément que certains d’entre nous travaillent chez eux ou à la BU, ne participent pas aux AG et viennent voter le 22. Nous respectons ces camarades, mais nous leur disons fraternellement que trop céder à la peur met la démocratie en péril. Nous les invitons à ne pas céder et à réfléchir à leur intérêt sur le long terme.
...Et bourgeonnement de matraques en hiver !! Le mouvement de grève étudiant prend de l’ampleur, il faut donc le faire taire. Le meilleur moyen : une répression sauvage, comme jamais vue depuis des dizaines d’années. Déjà 11 facs fermées administrativement depuis le début du mouvement, plus de 5 occupations qui ont été «vidées» par les CRS, et plusieurs charges policières contre des piquets de grève. Les fermetures administratives sont déclarées dès que la fac commence à bouger : le but est d’empêcher tout début de mouvement, par exemple ils ont fermé Aix et Lyon 2 le jour où devait avoir lieu la première AG massive. En effet il est beaucoup plus dur de mobiliser une fac sans étudiant, dans laquelle il est impossible de se réunir. Depuis le début du mouvement, hormis Paris 8, toutes les occupations de fac se sont terminées par des agressions policières. Il ne faut surtout pas laisser les étudiants s’organiser pour la suite du mouvement et se réapproprier leur lieu d’étude. Symboliquement, on reprend l’université aux étudiants qui la contrôlent : il faut tout faire pour que l’université passe des mains des étudiants à celle des patrons... Enfin, ils utilisent les CRS et les Gardes Mobiles pour péter quelques blocages. Ca signifie qu’ils s’en prennent directement aux piquets de grève, qu’ils sont prêt à gazer et à matraquer violemment des étudiants pour empêcher la grève de se tenir et de s’étendre. Ca fait deux fois qu’ils viennent à Nanterre péter les blocages avec toute la violence nécessaire.
Pour toutes ces mesures répressive, ce sont les Présidents de fac qui donnent les ordres. Evidemment ils utilisent toute une série d’excuses bidons : le président de Nanterre nous a notamment accusé de séquestrer les personnels et d’être violents, ce qui est faux et a été démenti. Nous nous retrouvons donc cette année dans une confrontation directe avec les « patrons » des facs, qui veulent voir leur pouvoir grandir et leur salaire exploser grâce à la LRU. Pourquoi réprimer autant le mouvement étudiant ?Nous sommes la première génération qui vivra plus mal que nos parents. Nous n’avons rien à perdre... C’est pourquoi notre mouvement va s’ancrer dans la durée. Mais au dela de la jeunesse, c’est l’ensemble des travailleurs qui savent que s’ils ne se battent pas aujourd’hui, l’avenir s’annonce mal. Des mouvements de grève se mettent en place dans le public et prochainement dans le rivé, le rôle du mouvement étudiant c’est d’assurer la continuité pour impulser un grand tous ensemble, qui sera en capacité de faire reculer le gouvernement. S’attaquer au mouvement étudiant, c’est tout faire pour empêcher la grève générale d’avoir lieu, mais c’est aussi une grosse erreur stratégique. Quelles réponses ?Le plus important c’est d’amplifier la mobilisation : être de plus en plus nombreux à lutter, à venir en Assemblée Générale, propager le mouvement de grève partout où c’est possible. En clair la première réponse, c’est d’organiser ce qu’ils veulent nous empêcher de mettre en place. Il faut qu’on puisse organiser nos propres services d’ordre, pour résister tant que possible aux « forces de l’ordre ». Le but étant de pouvoir les virer de nos facs en construisant un rapport de force. Ils n’y ont pas leur place, à nous de leur faire comprendre ! |