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Carton Rouge Octobre 2007 PDF Imprimer E-mail
Dimanche, 30 Septembre 2007 01:00

Au sommaire:

  • Après le succès du 18 Octobre, la confrontation sociale commence !
  • Le 9 Novembre, Soirée de la LCR: "Che Guevara : de ses combats d'hier à nos luttes d'aujourd'hui"
  • Hôpitale: Non au 550 suppressions d'emploi

Après le succès du 18 octobre, la confrontation sociale commence !

Xavier Bertrand, le ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité avait prédit dès le 14 octobre, une grève extrêmement puissante qui immobiliserait quasiment tous les trains de France. Dans l’intention, sans doute de conjurer le sort, alors que s’annonçait une mobilisation sans précédent mais aussi de faire passer comme message que, de toutes façons, le gouvernement ne reculera pas.

Un premier avertissement réussi !

Le ministre n’aura pas été déçu. La mobilisation a été exceptionnelle, voire historique dans les secteurs directement concernés par la réforme des régimes spéciaux : 75% de grévistes à la SNCF (chiffre jamais atteint en novembre-décembre 1995), 70 % à EDF et à la RATP. D’autres secteurs se sont mobilisés de façon significative comme les Finances ou l’ANPE... De nombreuses délégations des différents secteurs publics, d’entreprises privées, d’étudiants ont participé aux 130 manifestations qui ont eu lieu dans toute la France : plusieurs centaines de milliers de salariés sont ainsi descendues dans la rue, confirmant ainsi le refus massif des réformes initiées par le gouvernement Sarkozy en place depuis cinq mois. La campagne d’intimidation, menée activement par le gouvernement sur le thème de l’équité et de la justice, a non seulement échoué, mais elle a indigné, révolté la grande majorité des salariés. Mais, une seule journée de mobilisation, même réussie, ne sera pas suffisante pour faire reculer Sarkozy et Fillon.

Défendre les régimes spéciaux...

Le gouvernement a d’ores et déjà expliqué qu’il ne tiendrait pas compte de cette mobilisation et ne modifierait rien sur le fond de ses projets. S’appuyant toujours sur le même argumentaire : celui de l’équité et « la défense de la retraite par répartition ». Mais pour le gouvernement, il n’est pas question de s’en prendre aux capitalistes pour aller chercher l’argent manquant. Le coupable est tout trouvé : ce sont « les régimes spéciaux » ! Il présente les 500 000 salariés qui en bénéficient comme responsables de la moitié des maux de ce pays. Ben voyons ! L’objectif du gouvernement est d’en finir, une bonne fois pour toutes, avec les 37,5 annuités de cotisations nécessaires aux cheminots, aux gaziers et électriciens pour partir en retraite. En s’attaquant frontalement aux régimes spéciaux de retraites, le gouvernement veut marquer un point décisif pour imposer, ensuite, d’autres reculs sociaux. Le gouvernement le sait : s’il recule sur cette réforme, il ne pourra plus, pendant 5 ans, y revenir. L’enjeu est donc de taille pour le gouvernement, mais aussi pour l’ensemble des travailleurs.

...Pour défendre l’ensemble de nos droits !

Fillon l’a déjà annoncé, après les régimes spéciaux, le gouvernement veut augmenter la durée de cotisations à 41 ans, puis 42 ans, pour tous les salariés du privé comme du public qui aboutira, une nouvelle fois, à une baisse du niveau des retraites. Mais ce n’est pas tout : c’est bien à l’ensemble des droits de l’ensemble des salariés que le gouvernement veut s’attaquer : assurance-maladie, contrat de travail, pouvoir d’achat, services publics, statut des fonctionnaires, licenciement, immigration... De fait, le succès de la journée du 18, la volonté d’une partie de grévistes de reconduire le mouvement à la SNCF, la participation au mouvement des salariés de la fonction publique et du privé pose la question de la préparation d’un mouvement d’ensemble. La journée du 18 a commencé à enrayer la machine Sarkozy, elle crée la possibilité de reprendre l’initiative. Alors, après le 18 octobre, il faut aller plus loin pour faire céder Sarkozy : préparons rapidement un « tous ensemble » !


Vendredi 9 Novembre 17h 30 au Crocus Soirée LCR

Che Guevara : de ses combats d'hier à nos luttes d'aujourd'hui
18 h : Débat avec Daniel Bensaïd
19h30 : apéro – repas - concert avec les Josettes Rouges, 10oxydes et Riplei (rock)
PAF : 5€


Ernesto Guevara

naît le 16 juin 1928 à Rosario (Argentine) dans une famille bourgeoise et lettrée. Son enfance et son adolescence seront marquées par la maladie (il est asthmatique et frôle la mort des causes d’une pneumonie) et le côtoiement des enfants défavorisés de la ville. Ces deux faits le pousseront à entreprendre des études de médecine et le sensibiliseront aux problèmes économiques, sociaux, politiques et ethniques.

En 1952, alors âgé de 23 ans, Ernesto et son ami Alberto entreprennent un voyage où ils parcourent la Bolivie, le Chili, le Pérou et le Venezuela, et y découvrent la beauté de l’Amérique latine ainsi que les injustices qui la déshonorent. En 1954, année de la rencontre de celle qui deviendra sa femme et de l’obtention de sa licence de médecine, Ernesto Guevara rencontre Fidel Castro et s’engage dans son armée révolutionnaire (comme médecin, puis petit à petit comme guérillero. Le Che est aussi connu pour être le créateur de « Radio Rebelle ») dans le but de renverser la dictature de Batista à Cuba ; ce qui est fait en 1959, après cinq ans de combat, lorsque les troupes de Castro prennent la Havane, puis fusillent le plus grand nombre possible des partisans de Batista. Che Guevara est alors naturalisé cubain et occupe les fonctions de directeur de la Banque nationale, puis ministre de l’Industrie, dans le but d’organiser une économie et une industrie socialistes.

Parallèlement à cela, le Che voyage beaucoup (en Union soviétique, en Afrique et en Asie, etc) et se fait le porte parole du Tiers monde et des peuples opprimés.

On peut ainsi noter que le Che est toujours resté dans ses actes en accord avec ses idées, en s’opposant aux inégalités de revenus entre les membres du parti communiste cubain et le reste de la population, ou en reprochant à l’URSS de ne pas vendre ses marchandises moins chers aux pays pauvres. En 1965, après des divergences avec Fidel Castro qui resteront toujours floues, le « Che » part de Cuba pour, en grand internationaliste, aller prôner la révolution dans le reste du monde. Après une expérience ratée au Congo, Ernesto Guevara est en 1967 en Bolivie pour combattre l’armée du pouvoir. La dernière bataille se livre le 8 octobre, lorsque le « Che » est arrêté par l’armée bolivienne et la CIA, et fusillé le lendemain. Immortalisé par le cliché d’Albert Korda, (qui ne demandera jamais de royalties lorsque sa photographie sera utilisée à des fins militantes), le « Che » pourra entrer dans la légende.

Quarante années après la mort du « Che » et dix ans après son inhumation (ces restes avaient été dissimulés par ses assassins en Bolivie, et n’ont été retrouvés qu’en 1997), alors que la révolution cubaine, dirigée par Fidel Castro et son frère Raul, est toujours au pouvoir, le visage du Che est toujours aussi visible. Il est parfois arboré dans un but lucratif par des marques de cola, mais aussi porté à des fins militantes lors de manifestations où, même si l’on pense que la fin ne justifie pas les moyens et que l’on reste lucide sur les graves imperfections de la société cubaine que le « Che » a parfois défendu ou mis en place, on continue à voir le « Che » comme un homme ayant mis toute sa vie au service d’une cause, dans le but de débarrasser les peuples de l’oppression!
« Tout homme véritable doit ressentir sur sa joue le coup reçu par toute joue d’homme »


Hôpital du Havre : non aux 550 suppressions d’emploi !

550 suppressions d’emploi ont été annoncées à l’hôpital du Havre.Alors que la situation de la santé au Havre est déjà catastrophique (manque de médecins de ville, manque de personnel à l’hôpital ...).

Le gouvernement organise le démantèlement du service public de santé, ce qu’illustre parfaitement la situation de l’hôpital du Havre. Le déficit (36 millions d’euros !) a été organisé par le nouveau système de financement, et pour revenir à l’équilibre, on supprime des emplois, ce qui dégradera encore les conditions de travail du personnel, mais les conditions d’accueil et de soin pour les usagers.

Dans le même temps où s’aggrave la situation de l’hôpital public, la générale de Santé (entreprise privée cotée en bourse), ouvrira en 2010 à Octeville une clinique. La mairie soutient ce projet en construisant une rocade et en amenant la ligne de tramways à la porte des bâtiments ... Au frais du contribuable !

Pour éviter la santé à deux vitesses, celle de ceux qui pourront payer et se faire soigner et celle de ceux qui crèveront à la porte des cliniques privées...

Il faut défendre la sécurité sociale et le service public !

Usagers, salariés de l’hôpital, mobilisation générale !


Agenda:

La section havraise de la LDH organise une réunion publique avec l'anthropologue Emmanuel Terray « La politique française de l'immigration ou les illusions du réalisme. »
Vendredi 26 Octobre 18h - salle de la Ligue de l'enseignement, rue Clovis

 
 

Mobilisation !

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