Accueil Carton Rouge Carton Rouge Septembre 2007
Carton Rouge Septembre 2007 PDF Imprimer E-mail
Vendredi, 31 Août 2007 01:00

Au sommaire:

  • Sarkoz, Fillon mettent les droits sociaux en faillite, engageons la résistance !
  • Autonomie des Universités: attention arnaque !
  • Dette publique de la France
  • Mobilisation générale

 

Pour faire semblant d’exister face à Sarkozy, F. Fillon décrit « un Etat en faillite », car il voudrait déclencher une cure d’austérité. Son gouvernement a dépensé 15 milliards cet été pour des cadeaux aux riches patrimoines. Alors, il a besoin d’argent pour respecter les critères européens sur les déficits publics. Où le trouver ?
Sarkozy a fait deux discours pour annoncer un « nouveau contrat social ». Comme le Medef qui, depuis l’an 2000, veut imposer une « refondation sociale». Tout y passe : il y a, selon eux, trop de droits, trop de protection contre les licenciements, trop de sécurité sociale collective, trop de retraités, trop de services publics, trop de fonctionnaires. Ils veulent tout casser pour trouver enfin de l’argent pour leurs amis actionnaires.
Jamais nous n’avons eu un gouvernement autant à l’écoute des exigences patronales. La Sarkosociété, c’est la liberté de licencier, les assurances privées à la place de la sécurité sociale, le démantèlement des biens publics. Mais c’est aussi l’Etat répressif, qui fait des tests génétiques sur les étrangers, qui sanctionne et radie les chômeurs pour faire baisser les statistiques du chômage.

 

Sarkozy prépare un impôt sur les maladies, payé par les malades

Cette semaine, Fillon lance la loi de financement de la protection sociale, qui contient une mesure scélérate : 50 euros par personne et par an de franchises médicales à payer dès janvier (50 centimes par boîte de médicament, 50 par acte para-médical, 2 euros pour les transports sanitaires). Ces franchises s’ajoutent à 1 euro par consultation, 18 euros pour les soins lourds, 16 euros de forfait hospitalier.
Sarkozy l’a dit le 18 septembre : « L’assurance maladie n’a pas vocation à tout prendre en charge ». C’est pourquoi il fait appel aux assureurs, aux contributions individuelles. Avec les franchises, c’est les malades qui paient parce qu’ils sont malades ! C’est la fin de l’égalité devant les soins. N’est-ce pas le même Sarkozy qui voulait améliorer le pouvoir d’achat ?

Sarkozy veut briser la retraite des cheminots, pour mieux imposer à tout le monde la retraite à 62 ans, vers les 65 ans

C’est bien cet objectif de recul général qui se cache derrière l’offensive contre les régimes spéciaux de retraites (soit à peine 5% des retraités), soit-disant « injustes ».
Depuis Balladur en 1993, Juppé en 1995, Fillon en 2003, ils se passent le relai pour casser les droits à la retraite en commençant par le secteur privé, en allongeant la durée de cotisation (40 ans), en diminuant les pensions. Puis, ils exigent que les fonctionnaires (2003) et maintenant les salariés des services publics (SNCF, RATP, EDF, GDF…) s’alignent vers le bas.
Et en 2008, ils vont essayer d’imposer les 41 annuités, puis 42, puis le départ à 62 ans, etc. Au nom de l’égalité ! Et ce sera le retour à la misère pour les retraités qui ne pourront pas avoir leurs annuités.

Le 29 septembre, mobilisons contre les franchises
Le 18 octobre, pour les retraites de tous !

Sarkozy cherche à embobiner les syndicats dans un flot de négociations dont il a déjà tracé l’objectif et la durée. Il leur met un pistolet sur la tempe : soyez d’accord avec moi ou je fais un décret.
Mais la prise de conscience a commencé. La Sarkosociété dévoile son vrai contenu : régression sur toute la ligne, doublé d’autoritarisme absolu. Le samedi 29 septembre, avec les associations de malades, les mutuelles, les syndicats, les partis de gauche, réunis en Collectif national, mobilisons contre les franchises.
Et le 18 octobre, l’action des cheminots, qui peut et doit s’élargir, peut être le signal de remobilisations solidaires pour le droit à la retraite de tous et le service public pour tous.


Autonomie des Universités: attention arnaque !

Depuis l'échec du CPE, le gouvernement tient à prendre sa revanche. Entre TVA sociale, franchise médicale, cadeaux fiscaux aux entreprises, vient s'ajouter la loi d'autonomie des universités. Sous le prétexte de l'échec des formations universitaires, Sarkozy propose, ni plus ni moins, la soumission des universités aux intérêts du patronat.
 Un constat trop souvent fait par les étudiants au cours de leur études: le manque de moyen et matériel. Cette la loi n'est pas un réinvestissement financier de l'Etat, mais offre aux entreprises les moyens de financer directement les fac.
A Toulouse, contre un financement, Pernod-Ricard à obtenu l'exclusivité des résultats de recherche en économie. Les entreprises locales auront des moyens de pressions pour exiger la création de diplômes locaux, qui répondront à des besoins spécifiques et ponctuels. Finie les diplômes nationaux. Un seul mot d'ordre, nous devons être rentable à court terme !

Non content de la sélection par le coût de l'inscription, cette loi impose une préinscription afin de filtrer les étudiants qui seraient tentés par une filière non rentable pour les sociétés. En plus du bac, il faudra déposer un dossier qui sera examiné par une commission. Un premier pas vers une vrai sélection.

Mais la loi transforme aussi les fac en entreprises, en rendant les universités responsables de leur personnel. Elles ont la possibilité d'embaucher des étudiants en contrat précaires pour remplacer du personnel qualifié.

Le gouvernement et le patronat n'ont pas pour objectif de réformer l'université pour former les étudiants mais de continuer à attaquer l'éducation et d'aboutir à sa pri vatisation. La création d'un marché de l'éducation a comme ambition de permettre aux entreprises de transformer les universités en centre de formations dédiées aux besoins immédiats des entreprises quitte à détruire une éducation publique. Parce les universités ne sont pas un lieu dédié aux spéculations des entreprises mais un lieu d'apprentissage public gratuit et ouvert à tous, il est urgent de commencer dès maintenant à ce mobiliser et créer un rapport de force nécessaire au retrait de la loi.


Dette publique de la France

La dette publique de la France comme toutes dettes publiques se calcule en pourcentage du PIB (Produit Intérieur Brut), L’Union Européenne à fixé un pourcentage de dettes publiques à ne pas dépasser qui est de 60% du PIB. Pendant la campagne électorale, les médias ont fortement insistés sur la dette publique de la France qui est, je cite : « faramineuse ». La dette publique française est de 1 142,2 milliards d'euros (63,7% du PIB*), sachant que certains pays européens comme l’Italie ( 106,4% du PIB*), l’Allemagne ( 67,7% du PIB* ) sont nettement au dessus du seuil des 60% du PIB imposé par l’U.E. qui est d’ailleurs d’une moyenne de 70,8% du PIB*.

Mondialement, le Japon à une dette publique de 158,9% du PIB* et les Etats-Unis d’Amérique une dette s’élevant à 63,8% du PIB*.

Nicolas Sarkozy se préoccupe beaucoup de cette fameuse dette publique Française et c’est d’ailleurs un argument qui lui revient souvent à la bouche en terme d’économie Française. Mais faire des Conseils des Ministres délocalisés comme à Strasbourg le Vendredi 7 Septembre 2007 qui d’après des rumeurs sur des sites sérieux de la Toile aurait coûté 100 000€ et ce n’est pas fini ! Notre cher président veut délocaliser d’autres conseils des ministres en Corse et en Outre Mer, il y a aussi l'expulsion et la rétention de la famille Popov ( Vladimir Popov, sa femme, leur fille Véronique (4 ans) et leur fils Geoffrey (6 mois) ) du Kazakhstan et originaire de Russie dont le coût s'élève pour l'instant à 100 000€, il ne faut pas oublier quand même les différents voyages de nos ministres comme par exemple, M, Borloo qui a été en visite éclair au Groenland en avion pour survoler les glaciers et pouvoir ce rendre compte de la fonte des glaces, combien a encore couté ce coup médiatique ? Quand l’heure est à soit disant « l’économie des frais » de l’Etat, est bien normal de dépenser tant pour des coups médiatiques ?

Pour le paquet fiscal: une série d’allégements fiscaux portant sur les heures supplémentaires, les intérêts de crédits immobiliers, les successions et donations, l’impôt sur les grandes fortunes, et l’abaissement de 60 à 50 % du bouclier fiscal. Toutes ces mesures, qui sont à l’avantage du patronat qui fait ainsi financer par l’État une partie du coût des heures supplémentaires ou qui favorisent les particuliers les plus riches.

* Chiffres datés de 2005 dont la Source est : Agence France Trésor, Bulletin n° 202 - mars 2007, page 8.


Mobilisation générale contre la droite de sarko

Solidarité avec les sans papiers : Le Réseau Education Sans Frontières organise une réunion publique jeudi 4 Octobre 18h, maison des syndicats (cours de la république).

Sécurité sociale : le collectif contre les franchises médicales organise un premier rassemblement samedi 29 septembre à 15h devant l’espace coty (côté printemps)

 
 

Mobilisation !

Dans Rouge:


Dans Inprecor: