Accueil Carton Rouge Carton Rouge Novembre 2007
Carton Rouge Novembre 2007 PDF Imprimer E-mail
Mercredi, 31 Octobre 2007 01:00

Au sommaire:

  • La mobilisation sociale continue... Tout le monde dans la rue !!!
  • Comité de défense de l’hôpital Elargir et mobiliser dans l’unité !
  • La répression continue de plus belle

La mobilisation sociale continue... Tout le monde dans la rue !!!

Mardi 20, 60% des profs des collèges et lycées et 65% des instits étaient en grève. Jeudi 22, ce sont les lycéens qui ont commencé rejoindre la mobilisation anti-LRU. Et le samedi, une première coordination lycéenne région parisienne a eu lieu. Aujourd’hui, un mouvement étudiantslycéens peut gagner sur la LRU et faire reculer le gouvernement. Le début de la semaine va être décisif, pour étendre la mobilisation sur les facs, continuer à informer l’ensemble des étudiants des dangers de la LRU qui va entraîner de la sélection et des privatisations des universités, ainsi que de la nécessité du blocage pour que tous les étudiants puissent se mettre en grève.

La dégradation des conditions d’étude et la mise ne place d’une éducation à deux vitesse touche aussi les lycéens. Avec un budget en baisse, avec une diminution de 11 200 profs dans les collège et lycée et avec la mise en place de lycée-prison (contrôle systématique des cartes de lycéens, appel des parents dès qu’on est en grève... ).

C’est le moment où les lycéens doivent rejoindre la mobilisation, sur trois mots d’ordre principaux : contre la LRU et la sélection à la fac ; pour des moyens et des profs dans les lycées et pour plus de droits pour les lycéens. Il faut mettre en place des coordinations lycéennes régionales et nationales pour amplifier et structurer la mobilisation.

Au delà, certains secteurs de salariés peuvent se mobiliser, notamment les enseignants, sur la question des moyens, du manque de prof et surtout de leurs salaires. Il faut donc s’adresser à eux pour une mobilisation d’ensemble jeunes et salariés.

La direction de l’unef a décidé de quitter la coordination de Lille. Essentiellement parce qu’elle veut pouvoir négocier avec le gouvernement. Mais ces négociations ne représenteront pas les étudiants mobilisés. Seule la coordination nationale étudiante représente tous les étudiants. C’est pourquoi, la direction de l’unef doit être présente à la prochaine coordination étudiante et respecter les décisions de l’ensemble des étudiants ! Et si nous ne sommes pas opposés par principe à la discussion, aujourd’hui les étudiants réclament l’abrogation de la LRU. Le gouvernement est affaibli par les mobilisations de la semaine dernière. Il ne faut pas lui laisser le temps de se ressaisir ! Tous ensemble, en amplifiant la mobilisation dans les jours qui viennent, on peut gagner sur l’abrogation de la LRU.

Au Havre Les étudiants ont gagné le référendum imposé par l'administration. Sur 6000 inscrits : votants : 3024 / nuls et blancs : 52 / Pour le blocage : 1565 / Contre le blocage : 1407. Sous la pression de cette démonstration de force des grévistes d'une part et du lobbying de la droite, de la CPU et du pouvoir d'autre part, le président peut décider la fermeture administrative de l'université (13 universités sont ainsi fermée). Les étudiants auront besoin du soutien de tous les secteur du mouvement ouvrier, à commencer par celui des personnels de l'université.


Comité de défense de l’hôpital
Elargir et mobiliser dans l’unité !

Suite à l’annonce du plan de restructuration du Groupe Hospitalier Havrais (GHH) et notamment des 550 suppressions d’emplois sur 5 ans, la LCR a proposé une réunion à l’ensemble des forces de gauche politiques et syndicales afin de réagir dans l’unité la plus large. La première réunion s’est tenue début novembre et a rassemblé PC, PS Verts, LCR, radicaux, CGT, CFDT, Sud... L’idée défendue au cours de cette réunion était de tout faire pour élargir au plus vite l’initiative afin de déboucher sur un collectif unitaire de défense de l’hôpital public, qui sensibilisent et réunissent les usagers au-delà des simples organisations traditionnelles.

Ainsi des associations de « malades » ont été contactées (victimes de l’amiante... ) pour aller dans ce sens.

On peut regretter que quelque jours avant la seconde réunion, les « élus de gauche » (PS, PC), aient pris seuls l’initiative de faire leur conférence de presse dans leur coin : pétition « maison » à la main .Leurs partis appartiennent au comité, et c’est à ce titre qu’ils devraient apparaître...

C’est justement pour éviter cette logique de cartel que nous pensons qu’il est souhaitable que tout le monde lutte au sein d’un même collectif, et que toutes les initiatives se fassent en son nom et en son sein.

Dès à présent, il nous appartient d’informer et d’élargir ce comité de défense de l’hôpital, afin d’envisager rapidement des actions communes sur l’agglomération. Dernièrement, le « collectif pour la gratuité du parking Monod a intégré le comité », la prochaine réunion aura lieu le Lundi 3 décembre, à Franklin (salle 11 côté CFDT). Tous usagers, nous sommes tous concernés, ne les laissons pas détruire notre système public de santé !


La répression continue de plus belle :

Nous publions le communiqué du comité de grève étudiant de l'assemblée générale de l'université de Paris I Tolbiac évacuée hier matin par l'action conjointe des élus de la communauté universitaires, d'individus armés et de la police

« COMMUNIQUE DE PRESSE DU COMITE DE GREVE DE TOLBIAC

Lundi 26 novembre

Ce matin, la presidence a procédé à un coup de force exceptionnel. Pour cela, des mails ont ete envoyes par les directeurs d'UFR et la presidence, faisant etat de la necessite de "debloquer la fac", et invitant les etudiants, professeurs et personnels, a "venir accompagner cette reprise". Ainsi, ce matin, a 8h30, apres avoir laisser les esprits s'echauffer, les etudiants qui entraient a la fac n'ont pas eu a presenter leur carte contrairement a d'habitude.

Ceci a permis l'entrée dans l'enceinte de la faculté de militants d'extrème droite (FNJ, RED, et UNI...), rassembles et prévenus pour l'occasion, dans le but de "débloquer la fac", comme l'a avoue Mr Hervier, vice président de Paris 1. Nous rappelons que la présidence porte ainsi toute la responsabilités des violences qui ont suivi, faisant état d'une dizaine de blesses. Soulignons le fait que les vigiles prives présents ont été utilises, non pas pour séparer et protéger les étudiants de l'université, mais pour forcer les piquets de grève.

Le comite de greve denonce la violence de certains directeurs d'UFR a l'encontre d'etudiants grevistes. Par exemple, Mr Pradier directeur de l'UFR d'economie, a projete et a porte des coups de genou sur differents etudiants grevistes. Plusieurs cas de violences emanant de responsables de l'universite, dont Mr le president Henin lui-meme, ont ete malheureusement recensees.

Face a l'echec de cette tentative, et aux affrontements provoques par l'attitude deplorable de la presidence, M. Henin, decide a evacuer les grevistes par tous les moyens, s'est tourne vers les forces de l'ordre. A midi, le centre a ete evacue par les gardes mobiles, puis ferme jusqu'a nouvel ordre. Cinq interpellations ont ete effectuees, mais les etudiants arretes ont ete relaches grace a la pression et a la solidarite des manifestants.

Face a cette violence, des soutiens aux grevistes se sont exprimes emanant de personnels et d'enseignants, choques par l'attitude de la presidence, ainsi que d'une grande majorite des etudiants presents.

Le comite de greve a pris les decisions suivantes :

  • Creation d'une commission anti-repression
  • La poursuite en justice collective des auteurs des violences
  • Demande de la demission du president de Paris 1 Mr Henin. »

Afin de discuter de la situation politique ainsi que des luttes sociales menées ces derniers temps, la LCR organise une réunion publique. Le rendez-vous est fixé sur le parvis de l'université (entrée de la faculté des Affaires Internationales), le jeudi 29 novembre à 17h.
 
 

Mobilisation !

Dans Rouge:


Dans Inprecor: